L’Éditorial 2015

Boîte à outils

L’Archipel des Cinémas

Le Festival Île Courts est une matière vivante, et bien vivante !

Cela fait maintenant 8 ans que la boîte à outils du Festival Île Courts construit petit à petit ses actions d’un bout à l’autre de la chaîne du film, avec pour seul objectif celui de contribuer au développement du cinéma de Maurice, et à la (re)naissance des cinémas de l’océan Indien. C’est tout l’objet de l’Archipel des Cinémas, bénéficiaire du Programme ACPCultures+ de 2014 à 2016, qui permet à l’Association Porteurs d’Images de pérenniser le Festival Île Courts, et de régionaliser son action à travers le Forum Film Bazar. L’Association Porteurs d’Images croit fermement que c’est de la régionalisation et d’un soutien politique fort des institutions nationales et régionales qu’une cinématographie indianocéanique de qualité émergera sur la scène internationale.

En 2015, le Festival Île Courts déploie l’écran de sa 8ème édition.
Véritable petite fabrique, il construit année après année la collection de ses cinémas.
Fort de sa conviction que c’est à la jeunesse de Maurice qu’il appartient de construire un avenir où la culture, l’ouverture au monde et la diversité seront constitutives de la citoyenneté, c’est à l’Université de Maurice que le Festival itinérant installe cette année sa caravane, pour mieux faire rayonner l’esprit des lieux populaires investis en soirée.

Tradition bien établie, c’est la collection 2015 produite dans le cadre du programme FILM FABRIK qui ouvre le Festival en salle pour témoigner de la vitalité de la création cinématographique de Maurice, sous le regard bienveillant du cinéaste anglo-nigérian Newton I. Aduaka, parrain de cette édition. Et c’est au cinéma MCiné de Trianon qu’on pourra retrouver une incursion de long métrage, avec Lonbraz Kann, fiction mauricienne qui revient sur nos terres après un formidable parcours en festivals à travers le monde.

À l’Université de Maurice, s’ouvre ainsi pour une semaine une école éphémère de cinéma, avec les ateliers professionnels, marque de fabrique du Festival, la masterclass du Parrain du Festival mais aussi les ateliers pour la jeunesse. C’est encore ici qu’on trouve en journée le bureau d’accueil du Festival, qu’on déjeune en compagnie des festivaliers, et qu’on peut s’offrir chaque jour une escapade à la rencontre des cinématographies du monde avec le cycle de projections la tête ailleurs. À deux pas d’ici, à Rose Hill, les enfants en prennent plein les yeux avec des programmes jeune public à l’IFM, pendant que les réalisateurs du Festival documentent la ville.

Mais le Festival Île Courts, c’est aussi un voyage, qui ne fait que commencer !
Du coeur paisible du village de Chemin Grenier à la force du port du Caudan Waterfront de Port Louis, du jardin animé du Théâtre du Plaza à Rose Hill à la baie magique de Tamarin, les sinema koltar vous proposent de vivre une expérience de cinéma unique, à la rencontre d’une sélection passionnante de courts métrages du grand bassin de l’océan Indien et du monde. En première partie, les soundtracks proposent un moment de musique pour s’installer en famille ou entre amis en toute convivialité.
Et pour ne rater aucun moment du Festival, les étudiants en journalisme de l’Université tiennent un blog live à lire, à voir et à entendre quotidiennement sur le website de Kozé !

Puissent être remerciés ici le public, les invités, les réalisateurs, les équipes, l’association, les partenaires, les financeurs, les énergies, les talents, les enthousiasmes et les complicités qui accompagnent le Festival Île Courts pour vous présenter cette année sa 8e édition !


Elise Mignot
Pour l’équipe d’Île Courts
Association Porteurs d’Images




LE MOT DU PRÉSIDENT





« It is important that alongside the blockbusters there are stories that can inspire and audiences can experience together in the cinema ».
Justin Chadwick

Osons rêver : un jour, dans le louable souci de marier notre image touristique et le développement de notre industrie culturelle, un Public-Private Partnership se lance dans la production d’un méga-blockbuster mauricien : par exemple l’invasion de l’île par une flotte de cachalots robotisés venus des abîmes marins. Traqués par l’éternel souci de refléter notre diversité culturelle, les scénaristes (il s’agit bien évidemment d’un scénario rédigé par un comité) prennent soin de glisser quelque part entre les scènes obligatoires de tout film d’action qui se respecte (mise à mal de nos mini gratte-ciel par les cétacés vengeurs, folle course poursuite sur l’autoroute M1 entre les autobus et les camions banane), trois numéros de danse Bollywood, deux scènes de combat kung-fu et une scène de séga. En y ajoutant (pour la partie promotion touristique) trente minutes de couchers de soleil et de séances de massage dans nos spas cinq étoiles, on conviendra que tous les ingrédients sont réunis pour une œuvre magnifique. Cependant, et nonobstant les reproches de ceux qui aimeraient plutôt nous voir œuvrer vers la réalisation du chef-d’œuvre susnommé, notre association rêve d’une action publique culturelle plus modeste, plus intime. Nous travaillons à la promotion d’un cinéma « qui inspire », comme le dit M. Chadwick plus haut et pour la rencontre d’un cinéma et de son public. L’aide des autorités publiques nous sera cruciale pour que survive et prospère un tel cinéma.

Pendant l’année 2015, Porteurs d’Images, l’association qui met en œuvre le Festival Île Courts, a beaucoup œuvré à la diffusion de la culture cinématographique. En particulier, elle a organisé 2 cycles de formation à l’éducation à l’image pour des enseignants et futurs enseignants de Maurice, et mis en chantier la création de fiches pédagogiques sur les courts métrages mauriciens, afin d’aider les enseignants qui souhaitent utiliser nos films dans leurs cours. Elle a également permis la diffusion en plein air de Lonbraz Kann, long métrage de David Constantin, dans les lieux où le film a été tourné. Enfin, elle a porté plusieurs projections de courts métrages en écoles ou à l’université.

Il nous importe d’œuvrer pour que les cinéastes mauriciens ne se retrouvent dans la situation qui afflige beaucoup d’autres artistes de notre pays : d’être plus appréciés à l’étranger qu’à Maurice.

Car le cinéma mauricien voyage de plus en plus. Cela est en bonne partie dû au travail patient de notre équipe de collaborateurs et de bénévoles pour tisser des liens avec les autres festivals dans le monde. De nouveaux films naissent. Ainsi, l’Association Porteurs d’Images qui a produit plus d’une trentaine de courts métrages mauriciens depuis 2009, sera fière de présenter, lors de la soirée d’ouverture du présent festival, trois nouvelles productions.

Petit à petit, les ingrédients se rassemblent pour l’émergence d’une industrie cinématographique à Maurice. Les compétences professionnelles s’affirment : le festival sera, une fois de plus, l’occasion d’ateliers de formation dans les domaines de l’écriture, de la réalisation et de la technique. Il permettra en outre aux plus jeunes de vivre de premières expériences de cinéma aux côtés des invités du Festival. Puisse cette 8e édition du Festival Île Courts donner aux Mauriciens l’envie de mieux connaître le cinéma d’auteur(e)s, celui de Maurice et d’ailleurs.

Amal Sewtohul
Président
Association Porteurs d’Images



LE MOT DE L’UNION EUROPÉENNE





« Portez (de + en +) vos images et vos cultures ! »

En 2010, les dirigeants du monde, réunis aux Nations Unies, reconnaissaient l’importance de la culture pour le développement, et sa contribution à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Aujourd’hui, des réseaux mondiaux se mobilisent autour de la campagne « Le futur que nous voulons intègre la culture » pour que l’agenda au développement post-2015 (qui est le successeur des OMD) inclue « le pouvoir transformateur de la culture ».

Consciente que la culture est un véritable facteur de développement humain, l’Union européenne a introduit des activités culturelles dans ses programmes de coopération. Ces activités sont financées au titre de plusieurs instruments thématiques et géographiques, parmi lesquels on retrouve le programme ACP CULTURES + (pour les 79 pays d’Afrique, Caraïbes, Pacifique).

ACP CULTURES + vise à contribuer à la lutte contre la pauvreté par l’émergence et la consolidation d’industries culturelles viables et pérennes, au renforcement de leur apport au développement social et économique et à la préservation de la diversité culturelle. Plus de 2/3 du budget de 30 millions d’euros alloué au Programme ACP CULTURES + a déjà été utilisé pour financer 55 projets qui sont mis en œuvre dans une soixantaine de pays ACP par plus de 200 opérateurs culturels. Parmi ces projets, 33 concernent le cinéma et l’audiovisuel. Et parmi ces 33 projets, on retrouve deux projets pour la région :
– La production du long métrage de fiction « Lonbraz Kann » du réalisateur mauricien David Constantin, qui a remporté le prix du meilleur scénario lors de la 36e édition du Festival international du film de Durban (DIFF) qui s’est tenue en juillet dernier.

L’Archipel des cinémas que l’Union européenne appuie depuis décembre 2013 (et jusqu’en 2016) à travers l’association Porteurs d’Images. C’est à travers ce projet que Porteurs d’Images organise la 8e édition du Festival Île Courts qui se tiendra du 6 au 10 octobre 2015 à l’île Maurice. Le festival s’articule autour des projections, à travers l’île, de courts-métrages produits dans les pays de la région et d’autres parties du monde, et d’ateliers d’écriture, de réalisation et de technique pour les professionnels du cinéma.
Ces deux projets mettent en lumière une partie de la richesse et de la diversité culturelle de la région. Je suis heureuse que l’Union européenne y contribue.

Je tiens à mentionner l’initiative de la Commission de l’océan Indien (COI) pour donner l’opportunité aux jeunes lauréats du concours vidéo « EcoClip », organisé sous la bannière du projet ISLANDS financé par l’Union européenne, de participer à la prochaine édition du Festival Île Courts. Six lauréats (Maurice, Comores, Seychelles, Madagascar, La Réunion et Zanzibar/Tanzanie) sont invités au Festival et les films des lauréats de chacune de ces six régions seront projetés lors de cet événement. Une belle occasion de montrer les réalisations des jeunes de l’océan Indien sur des sujets importants comme le développement durable, et éventuellement de susciter des vocations dans le domaine audiovisuel. À une époque où les jeunes sont sans cesse à la recherche d’émotions, le Festival Île Courts, à travers l’image, le son et les histoires tissées à l’écran, sera un bon tremplin pour provoquer des émotions, révéler de jeunes talents et faire rêver le grand public.

Je tiens à féliciter l’association Porteurs d’Images pour avoir rendu possible la poursuite de cette belle initiative qui permettra de faire découvrir le monde du court métrage au public mauricien et de promouvoir la création artistique de la région océan Indien. C’est une belle occasion de partage. Une belle occasion aussi de consolider (de + en +) les liens d’amitié entre les peuples de la région.


Marjaana Sall
Ambassadeur
Chef de la Délégation de l’Union européenne auprès de la République de Maurice, de l’Union des Comores et de la République des Seychelles

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