Île Courts 2015

INCURSION DE LONG & MASTERCLASS

Projections

La masterclass, c’est l’occasion pour les réalisateurs/rices et les cinéphiles de Maurice de bouleverser leurs représentations sur le cinéma, en rencontrant un réalisateur majeur. Cette année, la masterclass sera précédée de la projection du long métrage Island City de Ruchika Oberoi. Cette dernière interviendra ensuite pour partager sa vision du cinéma et présenter son parcours.


Projection du Long Métrage Island City & Masterclass
Tout Public
Lieu: MCiné . Trianon
programmation
Rushika Oberoi

Date : samedi 15 octobre 2016 . 14h > 17h
Sur réservation
Langue: Hindi sous titré en anglais
T. 465 38 26


rushika_oberoi

LA MARRAINE – RUCHIKA OBEROI

Ruchika Oberoi est diplômée en littérature anglaise de l’Université de Delhi et une ancien élève du Film and Television Institute of India à Pune. Elle a été un productrice et réalisatrice pendant plusieurs années d’une séquence populaire sur MTV India, «Filmi Fundas». Elle a travaillé comme réalisatrice associée sur « Chhutkan Ki Mahabharat », un long métrage produit par la Children Film Society of India, qui a remporté le Prix national du Best Children’s Film en 2004. Island City est son premier long-métrage, très remarqué et primé sur la scène internationale, et qui a fait sa sortie officielle en Inde le 2 septembre 2016.


LA FILM DE LA MARRAINE – ISLAND CITY

island-city


ISLAND CITY
RUCHIKA OBEROI
INDE / 2015 / COMÉDIE DRAMATIQUE / 111′
Hindi sous titré en anglais
GAGNANT DU PRIX FEDORA DU MEILLEUR RÉALISATEUR DE PREMIER LONG MÉTRAGE À VENICE DAYS, 72E MOSTRA DE VENISE 2015


Le film suit trois histoires à la fois drôles et dramatiques se déroulant à Mumbai. La première est celle d’un employé de bureau zélé qui gagne le “Fun Committe Award » au sein de son entreprise, ce qui lui donne droit à toute une journée complète de plaisir. Il est le plus réticent à quitter l’univers rassurant de son bureau mais n’en a pas le choix. Les modules ludiques qui lui sont prescrits doivent être obligatoirement réalisés, les refuser ne faisant pas partie des options.

La seconde histoire commence autour d’un chef de famille dominateur, Anil, qui est dans le coma. Cherchant un certain réconfort, sa famille décide d’acheter une télévision, que Anil avait pourtant interdit. Désormais, tous les soirs la famille se plonge dans un feuilleton populaire dont le héros, Purushottam, est un homme idéal sur tous les plans dont ils tombent complètement sous le charme. Puis tout à coup, vient la nouvelle que Anil est en meilleure forme et peut-être bientôt de retour à la maison. Devront-ils se séparer de Purshottam ?

La troisième est centrée sur Aarti dont l’existence répétitive fait d’elle un être de plus en plus robotique et indifférent. S’installe alors un repli sur elle-même et un profond malaise qu’elle est incapable d’exprimer aux autres. Puis un jour, elle reçoit une lettre des plus intimes qui change tout…

MOT DE LA RÉALISATRICE SUR SON FILM

« Control, the loss of agency and the heroism of resistance, however insignificant or futile…at some level each of the three stories connect with these themes. Shifting between the absurd, comic and tragic, they allowed me to explore, in a light-hearted as well as deeply emotional way, several contradictions and take them into make-believe territory. There is also the idea of a systemic movement away from the natural, more and more into the artificial… alienating, liberating, oppressive. And somewhere within all these themes, there also lurks the machine… »

CRITIQUES

« Island City stood out for its surrealistic vision of a quasi-modern world which is also rooted in the realities of everyday life».
— 72nd Venice Film Festival FEDEORA Award Jury

« Indian film director Ruchika Oberoi’s first feature film is as much a modern odyssey through Mumbai as it is a successful foray into Absurdism. Island City reveals a new emerging talent, sharing more than a few similarities with Paolo Sorrentino’s universe and sense of humour. The film’s first story focuses on a diligent office worker working in an Orwellian firm. The second story shows a family relieved to see its tyrannical pater familias bedridden in hospital and in a coma, while the third story focuses on the striking effect of an anonymous love letter sent to a lonely woman. Those three films, two black comedies and a tragicomic tale of love, show an ever-changing country in a time of uneasy transition, both economically and socially, where East sometimes meets West in the most bewildering ways ».
— Agnès-Catherine Poirier (Film Critic)

« The unique flavor of modern life in Mumbai is skillfully captured in the sly tragi-comedy Island City, which won best director laurels for filmmaker Ruchika Oberoi on its bow in Venice Days, before starting on a brisk festival life. Three very different stories coyly overlap in this sure-footed Hindi-language first feature, which entertains without deeply involving the viewer in the rather surreal characters’ dilemmas. Alienation is the common theme, but it is handled lightly and perceptively. »
— Deborah Young, The Hollywood Reporter

PRIX ET SÉLECTIONS EN FESTIVAL
  • Prix Fedeora du meilleur réalisateur pour un premier film, Venice Days, 72e Mostra de Venise
  • Prix du meilleur scénario, New York Indian Film Festival 2016
  • Prix spécial du jury, BIFFES, Bengaluru international Film Festival 2016.
  • Prix du meilleur réalisateur, Imagine India Intl Film Festival Madrid 2016
  • Prix de la meilleure actrice pour Tannishtha Chatterjee, Imagine India Intl Film Festival Madrid 2016
  • Première mondiale – Venice Days, 72e Mostra de Venise
  • 51e Karlovy Vary Intl Film Festival, Czech Rep 2016
  • 31st Warsaw Intl Film Festival, Poland 2015
  • 26e Stockholm Intl Film Festival, Sweden 2015
  • Tallinn Black Nights Film Festival, Estonia 2015
  • 37e Cairo Intl Film Festival, Egypt 2015
  • 15e Transylvania Intl Film Festival, Romania 2016

La Tête Ailleurs #3

LA TÊTE AILLEURS

THÈME : L’AMOUR À LA FRANÇAISE

La Tête Ailleurs, c’est l’occasion d’ouvrir une parenthèse pour s’offrir un détour sur le chemin cinématographique d’une région du monde ou encore d’explorer une thématique particulière. Avec cette troisième Tête Ailleurs, nous partons en France où nous parlerons d’amour…


Date & lieux: SALLE POLYVALENTE . LYCÉE DES MASCAREIGNES . MOKA
Mercredi 12 octobre 2016 . 11h45

LECTURE THEATRE . UNIVERSITÉ de MAURICE . RÉDUIT
Mercredi 12 octobre 2016 . 12h30

Le-Retour
LE RETOUR
Yohann Kouam
France / 2013 / Fiction / 22′
Français, sous titré en anglais
Cela fait un an que son grand frère est parti, et c’est avec impatience que Willy, 15 ans, attend son retour au quartier. Il croit tout savoir sur Théo, mais à peine ce dernier revenu, il découvre un secret sur lui…
Destino
DESTINO
Zangro
France / 2013 / Fiction / 22′
Sans dialogues
Loïc et Mehdi ont monté un petit business : filmer les mariages et faire le montage dans leur fourgonnette transformée en studio audiovisuel. Mais lorsqu’il s’agit de filmer le mariage de la jolie Leila, l’ex de Mehdi… Le destin s’en mêle.
Vers-la-tendresse
VERS LA TENDRESSE
Alice Diop
France / 2015 / Fiction / 40′
Français, sous titré en anglais
Une exploration intime du territoire masculin d’une cité de banlieue. En suivant l’errance d’une bande de jeunes hommes, nous arpentons un univers où les corps féminins ne sont plus que des silhouettes fantomatiques et virtuelles.
le-sens-du-toucher
LE SENS DU TOUCHE
Jean Charles Mbotti Malolo
France / 2013 / Animation / 15′
Français sous titré anglais
Chloé et Louis s’aiment secrètement mais ils n’arrivent pas à se l’avouer. Leurs gestes se substituent aux mots. Ils dansent, chaque parole est une chorégraphie.

Les Invités

Les Biographies


Akshay Shodhan Naojee
Réalisateur / Maurice
Lauréat du concours Ecoclip
La Tête Ailleurs #2


Annicka Spangenberg
Réalisatrice / Maurice
Sinema koltar #4

Annicka est un « bourgeon d’artiste ». Poussée par le désir de comprendre, de saisir et de libérer les normes et conventions sociales. Elle explore à travers ses créations les processus et les étapes de son apprentissage à la vie. En toute humilité, elle nous révèle et questionne ce qui nous semble si évident : le temps qui court, les attentes de la société et de notre entourage, la répétition de l’amour, les mécanismes de notre époque.

Fille d’artiste et venant d’un autre monde, Annicka échappe à tout ce qui peut sembler « normal » et « automatique » pour d’autres. Dans ses oeuvres, elle recherche la voie de sortie de l’ordinaire pour enfin rencontrer ce qui lui est le plus cher la nature, l’essence même des êtres et de leur devenir.


Azim Moollan
Réalisateur / Maurice
Soirée d’Ouverture 2015
La Tête Ailleurs #3
Sinema Koltar #3

Né à Maurice en 1985, Azim Moollan est Directeur Photo sur les plateaux de tournage, photographe à ses heures perdues, Wanna-be poète dans la vie réelle, et apprenti-artiste dans ses rêves.

En 2014, Azim Moollan participe à l’atelier d’écriture d’animation Dessine-moi un Court d’Île Courts-Festival International du Court Métrage de Maurice. À l’issue de la résidence, son projet de film Rod Zegwi dan Pikan est retenu pour être produit par l’association Porteurs d’Images au titre de Film Fabrik 2015.


Bertrand Rouchit
Programmateur / France
Sinema Koltar #3
Courts Toujours 2015
Culottes Courtes 2015

Je suis né en 1974 à Clermont-Ferrand. Papa de 2 petites jumelles de 13 mois. J’ai fait des études de droit. Avant le Festival de Clermont j’ai travaillé à la cinémathèque de Clermont-Ferrand, co-fondateur de « comme une image… » (société d’audiovisuelle (communication et publicité)). J’ai longtemps travaillé avec le festival Vidéoformes. Et j’ai été entraîneur de Handball pendant 3 ans (il n’y a pas que le cinéma dans la vie).

Je participe au festival de Clermont depuis plus de 10 ans et je travaille à Sauve Qui Peut le Court Métrage depuis 5 ans. Je suis responsable des publics (accueil, billetterie et nouveaux publics) et de la programmation « jeune public », ainsi que des programmes « Regards d’Afrique ». Je fais également partie du comité de sélection national (films français) depuis 5 ans. Je travaille également sur la régionalisation (séances coups de cœur après le festival), et le dispositif « Passeurs d’images » en direction des quartiers « difficiles ».


Chantal Richard
Réalisatrice / France
Intervenante . Ateliers Professionnels 2015

Après des études à l’IDHEC, Chantal Richard réalise des films de fiction tout autant que documentaires. Les uns se nourrissent mutuellement des autres et sont souvent l’occasion de voyages. Son premier long-métrage, Lili et le baobab, avec Romane Bohringer, l’a ainsi emmenée au Sénégal, mais aussi à Cherbourg. Que ce soit dans des pays lointains ou dans la Basse-Normandie de son enfance, sa caméra aime prendre le temps de regarder le monde.

Elle écrit actuellement une fiction, Le monde de Pascal, qui a pour décor le bocage normand, et prépare un documentaire, La ville idéale, qui la conduira en Corée du Sud.


David Constantin
Réalisateur / Maurice
Incursion de Long

David Constantin vit et travaille à Maurice. Après 5 ans d’études du cinéma en France, il rentre à Maurice en 2003. C’est cette même année qu’il réalise son premier court-métrage Colas et le documentaire Diego l’Interdite (Mention Spéciale du Jury au Festival Vues d’Afrique à Montréal). Depuis il a réalisé plusieurs autres films (fictions courtes et documentaires) dont Bisanvil (Prix du Public à Amiens), Les Accords de Bella et Made in Mauritius. Il a aussi co-réalisé Venus d’ailleurs série de quatre documentaires sur les origines de la population mauricienne.

David Constantin est à l’origine de la société Caméléon Production qui produit ses films. Depuis 2007, il est aussi un des fondateurs de l’association Porteurs d’Images, qui organise Île Courts-Festival International du Court Métrage de Maurice.

Son premier long-métage Lonbraz Kann est sorti en salle en 2015.


Damien Dittberner
Réalisateur / Maurice
Soirée d’Ouverture 2015
Sinema koltar #1

Véritable oiseau migrateur, bercé entre trois continents, c’est à Maurice que le jeune réalisateur mauricien Damien Dittberner a finalement fait le choix de poser ses valises. Né en 1984 à Bruxelles (Belgique), c’est à Washington (États-Unis) qu’il grandit sans jamais perdre de vue Maurice, l’île maternelle.

Après des études en communication et journalisme à l’Université du Delaware (États-Unis), puis de cinéma à la Prague Film School (République Tchèque), Damien choisit d’abord New York pour travailler dans le cinéma et l’audiovisuel. Cette expérience lui permet de côtoyer des réalisateurs et chefs opérateurs expérimentés, à différents postes et sur différents projets audiovisuels : films (long et courts), publicités ou clips. C’est en 2011 que Damien décide finalement de s’installer à Maurice, où il vit et travaille maintenant tant que producteur, réalisateur et monteur, pour la société de production Mocean Film qu’il a créée.

En 2014, Damien participe à l’atelier d’écriture de fiction Écrire Court d’Île Courts-Festival International du Court Métrage de Maurice. À l’issue de la résidence, son projet de film Boutik est retenu pour être produit par l’association Porteurs d’Images au titre de Film Fabrik 2015. En 2015, Damien se consacre à la réalisation de ce court métrage de fiction et d’un projet documentaire sur Maurice.

Doushan Sewtohul
Réalisateur / Maurice
Sinema Koltar #2


Doushan Sewtohul est un artiste depuis qu’il a 15 ans. Passionné des arts, il est toujours en quête de nouveaux champs de création. Talentueux, il a également su briller lors de nombreux concours de peinture, de design et de musique. Aujourd’hui, il s’adonne à la réalisation de films dans le but de participer au développement d’un cinéma mauricien de qualité.

Florent Laport
Réalisateur / Réunion
Lauréat du concours Ecoclip
La Tête Ailleurs #2


Jon Rabaud
Réalisateur / Maurice
Sinema Koltar #2

Né à Maurice en 1990, Jon Rabaud est réalisateur. Influencé par le cinéma américain, français, scandinave et japonais, c’est à Montréal (Canada) qu’il suit des cours de cinéma et tourne son premier court métrage de fiction Cold Blooded en 2011. Le film est présenté la même année à Île Courts – Festival International du Court Métrage de Maurice. Le réalisateur prend également part à l’atelier Écrire court du Festival, où il développe l’écriture du scénario de son 2ème court métrage de fiction qu’il tourne l’année suivante.

La Rencontre, thriller psychologique, est présenté à l’ouverture d’Île Courts en 2012, et commence son parcours en Festival : 24ème Festival de Carthage (Tunisie) en 2012, puis en 2013, le 35ème Festival de Clermont-Ferrand (France), le 66ème Festival de Cannes (France), le 34ème de Durban (Afrique du Sud) et la 20ème édition du Festival International du Film d’Afrique et des Iles FIFAI (La Reunion). Le film sera aussi projeté hors festival à divers occasion notamment en Allemagne et en France. Par la suite, Jon Rabaud réalisera 2 autres courts métrages, Waiting et It’s Not a Joke, présentés au Festival Ile Courts en 2014 et 2015.

En 2014 il réalise Carton Rouge qui sera également projeté à Ile Courts en 2014, puis 2015 au Festival International du Film de Zanzibar, Festival du film court de Seoul SESIFF (Corée du Sud) et au Festival du Film de Split (Croatie).

Gilde Razafitsihadinoina
Réalisateur / Madagascar
Sinema Koltar #2


Katia Bayer
Rédactrice en chef et Journaliste / France
Intervenante . Ateliers Jeunesse 2015

Après des études de Médiation culturelle à Bruxelles, Katia Bayer collabore pendant plusieurs années à Cinergie, une revue en ligne consacrée au cinéma belge. En 2009, elle crée Format Court (www.formatcourt.com), un magazine en ligne dédié au court métrage international dont elle assure les fonctions de Rédactrice en chef.

Depuis trois ans, elle programme et anime les séances Format Court, organisées tous les mois au Studio des Ursulines, une salle indépendante parisienne. Affiliée à l’UPCB (Union de la Presse Cinématographique Belge), elle est également membre des comités de pré-sélection des courts métrages et de l’animation à l’Académie des César.

Kamaria Hassan Ali
Réalisateur / Zanzibar
Lauréat du concours Ecoclip
La Tête Ailleurs #2


Krishna Luchoomun
Réalisateur / Maurice
Sinema Koltar #4

Né en 1962, Krishna Luchoomun est artiste et cinéaste. Il a produit une série de documentaires, fictions et films expérimentaux.


logo_lakazanime
Lakazanimé
Anaïs et Nicolas Belloni / Réalisateurs
Culottes courtes 2015

L’atelier “Cinéma d’animation” proposé par Lakazanimé est dispensé par deux intervenants :

– Anaïs Belloni titulaire d’un BTS Audiovisuel (Brevet de Technicien Supérieur au CADASE, Toulon, France) est formée au techniques d’écriture de scénario, de prises de vue et de montage,
– Nicolas Belloni titulaire d’un DNSEP avec félicitations du jury de l’école des Beaux-Arts de Toulon, France, est formé aux techniques des arts plastiques, de l’animation (stop motion) et de la vidéo. Il est également artiste plasticien et a exposé à la galerie Hélène de Senneville pour la commémoration du tricentenaire de l’arrivée des français à l’île Maurice, ainsi qu’au festival The Bridge à Tamarin.

Nous avons été intervenants, pendant respectivement quatre et neuf ans, pour l’association Yenamart (France) avec laquelle nous avons réalisé nos ateliers “Cinéma d’animation” dans différentes structures telle que des écoles primaires, des collèges, des centres aérés et des clubs de vacances.

L’atelier “Cinéma d’animation” consiste à faire réaliser aux enfants leur propre film d’animation en procédant par étapes :

– choix de l’histoire, écriture du scénario et création d’un story board,
– création des décors et des personnages nécessaires en utilisant différentes techniques des arts plastiques (dessin, peinture, pâte à modeler…),
– animation des personnages en suivant le découpage technique (story board),
– doublage des personnages s’il y a des dialogues,
– montage (cette étape est rarement réalisée par les enfants car les logiciels utilisés sont assez complexes à appréhender).

Cet atelier permet aux enfants de mettre en forme des histoires, en utilisant des supports qui leur sont accessibles tout en leur apprenant les contraintes liées à la mise en image.
Chaque participant reçoit par e-mail un fichier des réalisations et ces dernières sont également disponible sur You Tube et sur notre page Facebook.


Laza
Réalisateur et Directeur des RFC / Madagascar
Sinema Koltar #1

Le Réalisateur, producteur et Directeur de festival Laza Razanajatovo, a fait ses études de cinéma à Paris (la Fémis, ESEC). En 2006, Il a crée le Festival Les Rencontres du Film Court de Madagascar avec l’appui de l’Institut Français, le seul festival de cinéma à Madagascar. Il impulse par son activisme les projets de beaucoup de jeunes aspirant à devenir réalisateurs. Depuis 2006 il est basé à Antananarivo où il réalise et produit la plupart de ses films avec la société de Production Rozifilms.


Lorna Shalini Senivassen
Réalisatrice / Maurice
Lauréat du concours Ecoclip
La Tête Ailleurs #2


Mahamoud Ibrahim
Réalisateur / Comores
Sinema Koltar #4


Marius Aymart Esparon
Réalisateur / Seychelles
La Tête Ailleurs #2


Nadia Ben Rachid
Monteuse / France – Tunisie
Intervenante . Ateliers Professionnels 2015

Nadia Ben Rachid exerce le métier de chef monteuse depuis plus de 25 ans. Monteuse de talent, elle est autant réputée pour son travail sur des documentaires que sur celui des œuvres de fiction. Récipiendaire de nombreux prix internationaux, elle a reçu dernièrement le 1er Prix Final Cut lors la Mostra de Venise en 2013 avec le film Le Challat de Tunis de Kaouther Ben Hanier.

Nadia Ben Rachid a d’abord débuté sa carrière comme assistante monteuse auprès de Hervé Deluze, Sam O’Steen et Yves Deschamps. Elle a ainsi appris le métier avec des cinéastes tels que Roman Polanski (Pirates, « Lune de Fiel, Frantic), mais aussi pour Henri Verneuil avec Les Morfalous, Caude Berri sur Uranus et Germinal, mais aussi Agnieska Holland ou encore Roland Joffé.

Elle est aujourd’hui la monteuse attitrée des films d’Abderrahmane Sissako, avec entres autres les films Timbuktu, César 2015 du Meilleur Montage. La Vie sur Terre (Prix du Montage au FESPACO 1999), En attendant le bonheur (2002) et Bamako (2006). Elle a également à son actif plusieurs films d’Anne Aghion My Neigbour, My Killer, mais aussi Yamina Benguigui (« Incha’allah Dimanche, Aïcha et d’autres réalisateurs de premier plan.


Ahmed Nassila Thani Said Ali
Réalisateur / Comores
Lauréat du concours Ecoclip
La Tête Ailleurs #2


Newton I. Aduaka
Réalisateur et Producteur / Nigeria
Parrain de la 8ème édition du Festival Île Courts . Soirée d’Ouverture 2015

Né en 1966 à Ogidi, à l’Est du Nigéria. À la fin de la guerre du Biafra, en 1970, sa famille s’installe à Lagos. En 1985, il part pour l’Angleterre afin d’effectuer des études d’ingénieur mais il découvre le cinéma et est admis à la London International Film School, d’où il sort diplômé en 1990.

En 1997, il fonde Granite Filmworks, la branche britannique de Granit Films. La même année, il écrit, produit et réalise son court-métrage lauréat, On The Edge, suivi de son premier long-métrage, Rage.

En 2001, Rage est le premier film totalement indépendant de l’Histoire du cinéma britannique réalisé par un cinéaste noir à être distribué sur l’étendue du territoire national, et sort avec un fort succès critique. La même année, Newton Aduaka est sélectionné comme résident de la Cinéfondation du Festival de Cannes et part s’installer à Paris.

En 2004 et 2010, Global Dialogue, commande à Aduaka quatre courts- métrages de prévention contre le SIDA. Ces films sont traduits dans de nombreuses langues et utilisés comme outils pédagogiques à travers le monde.

Avec Ezra, en 2007, Newton I Aduaka remporte l’Étalon d’or de Yennenga au FESPACO, la plus grande récompense pour un cinéaste africain. La première d’Ezra se déroule sous les auspices de la section internationale du Festival de Sundance. Le film est également nominé pour le Prix Humanitas et projeté en séance spéciale à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes. Ezra a été sélectionné dans plus de cent festivals à travers le monde et a remporté plus de 20 prix, parmi lesquels 6 grands prix et celui de la FIPRESCI. Ezra a été cité comme l’un des films pacifistes les plus importants jamais réalisés et a reçu le Prix de la paix et de la tolérance des Nations-Unies. En 2007, Aduaka est invité à donner une Masterclass au festival de Cannes et en 2008 le Festival de Berlin l’invite comme expert pour une intervention sur l’esthétique cinématographique au Berlinale Talent Campus. Il a également pris part à plusieurs jurys. La même année, Aduaka est invité à la conférence TED, d’Arusha “Afrique : le prochain chapitre”, à Arusha.

One Man’s Show, le troisième long-métrage de Newton, a été présenté en première au FESPACO 2013, où il a remporté le prix de la critique. La première américaine du film s’est déroulée au Festival de Mill Valley. Le quotidien britannique “The Independent” a cité Aduaka comme l’un des 50 plus grands artistes africains en vie. Aduaka vit actuellement à Paris, où il a cofondé la société de production Granit Films, avec Alain Gomis et Valérie Osouf.


Rathindran Rajendra Prasad
Réalisateur / Inde
Sinema Koltar #2


Riantsoa Randrianantenaina
Réalisateur / Madagascar
Lauréat du concours Ecoclip
La Tête Ailleurs #2


Renaud Cohen
Scénariste et Réalisateur / France
Intervenant . Ateliers Professionnels 2015

Après une maîtrise de chinois, Renaud Cohen entre à la Fémis dont il sort diplômé en 1992. Il y réalise son premier court métrage de fiction Réflexions d’un garçon, qui obtient de nombreux prix. Il réalise par la suite plusieurs documentaires, dont Bienvenue au village modèle (2006), Les Petits Pains du Peuple (1999), L’Hôtel des Réfugiés (1999), Le Maître des Singes (1996) et Porteurs d’ombres électriques (1993).

En 1998, il est le lauréat et résident de la Villa Médicis, section scénario. Amateur de comédie burlesque, Renaud Cohen cite Woody Allen, Nanni Moretti, Ernest Lubitsch et Charlie Chaplin parmi ses cinéastes préférés. En 2000, Renaud Cohen met en scène son premier long-métrage de fiction Quand on sera grand, sélectionné au Festival de San Sebastian et au Festival Premiers Plans d’Angers.

Onze ans plus tard, il signe son retour sur le grand écran avec Au cas où je n’aurais pas la palme d’or, comédie sur un cinéaste quadragénaire qui, lorsqu’il découvre une maladie potentiellement mortelle, décide de s’atteler au tournage de ce qui pourrait s’avérer être son dernier film.


Roman Soufflet
Réalisateur / Réunion
Lauréat du concours Ecoclip
La Tête Ailleurs #2


Sandeep Mane
Réalisateur / Inde
Sinema Koltar #1

Sandeep Mane est né à Dapoli, un village au Maharashtra. Il étudie à l’Université de Pune dans une école de théâtre appelé lalit Kala Kendra où il obtient sa maîtrise en théâtre. Durant cette période il travaille avec des grands noms et a l’opportunité d’étudier diverses formes d’art. Il s’investit ensuite dans la comédie avec de nombreuses pièces et développe sur plusieurs courts métrages. Pour des théâtres expérimentaux, il met en scène et joue dans la célèbre pièce de Girish Kanard, « Hayavadana sous le nom de sa société de production ‘Curtain Call’.

En 2013,sous la même maison de production , il écrit et réalise « Red History », un court métrage. Le film remporte le prix de la meilleure musique de film dans le 3ème My Mumbai Short Film Festival en 2014. Récemment, il a écrit et réalisé le court métrage, Paandhya.


Sitraka Randriamahaly
Réalisateur / Madagascar
Sinema Koltar #1
Sinema Koltar #2
Sinema Koltar #4

Sitraka Randriamahaly, jeune réalisateur Malagasy, est très tôt intéressé par les films d’animations. Amoureux de l’art graphique en général, Il suit des cours de dessins et de peinture au Cercle Germano-Malagasy (Goethe Zentrum) dès son plus jeune âge. Mais ce n’est qu’après ses études universitaires qu’il décide de se lancer dans le cinéma d’animation.

Comme la majorité des animateurs Malagasy, il débute en tant qu’autodidacte, il apprend en faisant des films et nourrit son expérience dans des ateliers, des échanges, des résidences et des formations passagères de quelques jours ou quelques mois. (Fontevraud, ILOI, EMCA, Les Gobelins…)

Sitraka Randriamahaly compte à son actif plusieurs réalisations depuis « sokaky (la tortue) » en 2009 jusqu’à « rough life » qui a été primé lors des 10ème Rencontres du Film Court de Madagascar en 2015 dans la catégorie animation Panafricaine. Certains de ses projets ont été remarqués dans de grands festivals comme FESPACO ou Annecy. Ces films racontent en général des histoires courtes, simples, parfois poétique mais elle raconte surtout sa propre histoire à travers laquelle il partage le monde où il vit, le monde où il rêve.


Sophie Robert
Réalisatrice / Maurice
Soirée d’Ouverture 2015
La Tête Ailleurs #4
Sinema Koltar #4

Sophie est mauricienne et c’est en Angleterre qu’elle poursuit d’abord des études de droit. Tout en travaillant dans la “City” (Londres), elle conserve son intérêt pour le cinéma et entame une maîtrise en histoire du film à l’université de Westminster (mention Très bien). Son penchant pour l’écriture la mène à participer à des ateliers scénario, notamment à la “Script Factory” (Londres). Elle fait aussi quelques ateliers d’acteurs et aide au Raindance Film Festival.

De retour dans son pays natal, elle est sélectionnée pour participer à l’atelier d’écriture du festival île Courts (2012) et Sophie réalise La Leçon d’anglais, son premier film.

S’intégrant de plus en plus dans le domaine du cinéma, elle rejoint l’équipe du long-métrage mauricien Lonbraz Kann (2013) et est, entre autres, responsable figuration pour une partie du film. En 2014 Sophie participe à l’Atelier d’écriture dans le cadre du Festival Île Courts et réalise le court métrage Phone Connection en 2015.


Tanveer Naojee
Réalisateur / Maurice
Lauréat du concours Ecoclip
La Tête Ailleurs #2


Tim Skousen
Réalisateur / Etats-Unis
Intervenant . Ateliers Professionnels 2015

Scénariste et réalisateur, Tim Skousen a remporté de nombreux prix pour ses réalisations, notamment au prestigieux Festival international de la créativité – Lions Cannes pour une série documentaire sur le football à l’école en 2009.

Son premier long métrage, The Sasquatch Gang, lui a valu le prix du public au festival Slamdance ainsi que le prix du meilleur réalisateur au festival Aspen Comedy Arts en 2006. Son deuxième film, le documentaire Zero Percent, a remporté des prix dans plusieurs festivals, dont celui du meilleur documentaire aux festivals de Las Vegas, Urbanworld, Breckenridge, Vail, Arlington, et Ojai Film, ainsi que le Silver Heart Award au Dallas International Film Festival.

Son dernier film, Thunder Broke the Heavens (2015), a été sélectionné dans divers festivals. Titulaire d’un Bachelor of Fine Arts en cinéma de la Brigham Young University, Tim Skousen a grandi aux États-Unis, aux Bahamas, au Chili et en Grande-Bretagne. Il vit aujourd’hui dans l’Utah, aux États-Unis.


Yannick Durhône
Réalisateur / Maurice
Sinema Koltar #1


Ateliers Jeunesse

Attentive au développement de l’éducation au cinéma après des publics les plus jeunes (enfants, adolescents, étudiants), le Festival Île Courts propose en 2015 en ateliers jeunesse destinés à la très jeune génération pour susciter envies de cinéma et vocations pour le secteur cinématographique.



Je suis programmateur !

BertrandRouchitComment se construit un programme de films ? Pourquoi on aime un film ? Quels films montrer pour quels publics ? Comment emporter le spectateur ? Ensemble, les élèves de la section Cinéma du Lycée des Mascareignes vont débattre pour construire un programme de courts métrages qui sera présenté au public au cours d’une projection spéciale en 2016.





KinOcéan !

JohnPrenez 6 réalisateurs en herbe en L’océan Indien lauréats du concours EcoClip, offrez leur comme prix un atelier de réalisation collaboratif sous la direction de Jon Rabaud, laissez-les travaillez d’arache pieds cinq jours durant pour obtenir un court métrage indiaocéanique sur le thème du dévéloppement durable.





Du Cinéma sur la ville !

cinemadanslavilleAfin de créer une collection sur les villes de l’océan Indien , et après Port Louis en 2014 et Le Port en 2015, le Festival Ile Courts propose à ses invités de réaliser un regard personnel sur la ville de Beau Bassin Rose Hill. La forme est libre, la seule contrainte est de réaliser des tournes/montes muets. Chaque réalisateur est accompagne dans sa sortie par les élèves de la section Cinéma du Lycée des Mascareignes.





Blog me if you can !

Véritable mise en condition réelle au travail journalistique pour ces étudiants en Communication et Journalisme de l’Université de Maurice, Blog me if you can ! rend compte en temps réel de la vie de la 8e édition du Festival Île Courts.

Bonne lecture sur le site de Kozé ! www.koze.mu/festivalilecourts




Ateliers Professionnels

FILM FABRIK

Depuis la création du Festival Île Courts, ce qui fait sa particularité, ce sont les ateliers qui s’y tiennent. Le Festival ouvre ainsi chaque année les portes d’une école de cinéma éphémère, lieu d’apprentissage, de création et de recherche, pour les jeunes réalisateurs, acteurs, techniciens et producteurs de cinéma.


SCENARIO_PIC
Bloc Écriture

Film Fabrik . écrire court


L’atelier d’écriture de scénario de court métrage de fiction, c’est l’atelier historique du Festival Île Courts. Sous la direction du scénariste et réalisateur français Renaud Cohen, les auteur(e)s réalisateur(rice)s sélectionnés lors d’un premier appel à projets vont travailler de façon intensive sur leur projet de film. Cette résidence d’écriture est la première étape du programme FILM FABRIK.

FILM FABRIK est un programme de soutien à l’écriture et à la production de courts métrages, mis en place par l’association Porteurs d’Images.



Il se décline en 2 étapes de sélection
– PHASE 1 : Résidence d’écriture
– PHASE 2 : Production

NotreHistoireNAPas-DImages
Bloc Écriture

Notre histoire n’a pas d’images


Porter son regard sur le réel, c’est tout l’objet du documentaire de création. Sous la direction de Chantal Richard, les auteur(e)sréalisateur(rice)s concernés développent l’écriture de leur projet de film documentaire. Cette résidence d’écriture est la première étape du programme FILM FABRIK.

FILM FABRIK est un programme de soutien à l’écriture et à la production de courts métrages, mis en place par l’association Porteurs d’Images.

Il se décline en 2 étapes de sélection
– PHASE 1 : Résidence d’écriture
– PHASE 2 : Production


couper-court
Bloc Technique

Couper Court


Ce travail invisible, minutieux et très intuitif est une étape cruciale. En effet, le montage constitue la dernière écriture d’un film, en lui permettant de prendre tout son sens. Quels rapports lient le réalisateur à son monteur? Comment créer des ruptures ou des continuités au service du film? Réalisateurs et monteurs se prêtent à l’exercice sous l’œil aguerri de Nadia Ben Rachid, chef-monteuse tunisienne.


SON_PIC
Bloc Réalisation

The anatomy of a film


Pour que son histoire se transcrive à l’écran, un(e) réalisateur(rice) a besoin de maîtriser toutes les étapes qui conduisent du scénario au film : dépouillement du scénario, découpage, composition, storyboard, repérages… Tous les aspects de la préparation au tournage du film de fiction seront abordés.

L’Éditorial 2015

Boîte à outils

L’Archipel des Cinémas

Le Festival Île Courts est une matière vivante, et bien vivante !

Cela fait maintenant 8 ans que la boîte à outils du Festival Île Courts construit petit à petit ses actions d’un bout à l’autre de la chaîne du film, avec pour seul objectif celui de contribuer au développement du cinéma de Maurice, et à la (re)naissance des cinémas de l’océan Indien. C’est tout l’objet de l’Archipel des Cinémas, bénéficiaire du Programme ACPCultures+ de 2014 à 2016, qui permet à l’Association Porteurs d’Images de pérenniser le Festival Île Courts, et de régionaliser son action à travers le Forum Film Bazar. L’Association Porteurs d’Images croit fermement que c’est de la régionalisation et d’un soutien politique fort des institutions nationales et régionales qu’une cinématographie indianocéanique de qualité émergera sur la scène internationale.

En 2015, le Festival Île Courts déploie l’écran de sa 8ème édition.
Véritable petite fabrique, il construit année après année la collection de ses cinémas.
Fort de sa conviction que c’est à la jeunesse de Maurice qu’il appartient de construire un avenir où la culture, l’ouverture au monde et la diversité seront constitutives de la citoyenneté, c’est à l’Université de Maurice que le Festival itinérant installe cette année sa caravane, pour mieux faire rayonner l’esprit des lieux populaires investis en soirée.

Tradition bien établie, c’est la collection 2015 produite dans le cadre du programme FILM FABRIK qui ouvre le Festival en salle pour témoigner de la vitalité de la création cinématographique de Maurice, sous le regard bienveillant du cinéaste anglo-nigérian Newton I. Aduaka, parrain de cette édition. Et c’est au cinéma MCiné de Trianon qu’on pourra retrouver une incursion de long métrage, avec Lonbraz Kann, fiction mauricienne qui revient sur nos terres après un formidable parcours en festivals à travers le monde.

À l’Université de Maurice, s’ouvre ainsi pour une semaine une école éphémère de cinéma, avec les ateliers professionnels, marque de fabrique du Festival, la masterclass du Parrain du Festival mais aussi les ateliers pour la jeunesse. C’est encore ici qu’on trouve en journée le bureau d’accueil du Festival, qu’on déjeune en compagnie des festivaliers, et qu’on peut s’offrir chaque jour une escapade à la rencontre des cinématographies du monde avec le cycle de projections la tête ailleurs. À deux pas d’ici, à Rose Hill, les enfants en prennent plein les yeux avec des programmes jeune public à l’IFM, pendant que les réalisateurs du Festival documentent la ville.

Mais le Festival Île Courts, c’est aussi un voyage, qui ne fait que commencer !
Du coeur paisible du village de Chemin Grenier à la force du port du Caudan Waterfront de Port Louis, du jardin animé du Théâtre du Plaza à Rose Hill à la baie magique de Tamarin, les sinema koltar vous proposent de vivre une expérience de cinéma unique, à la rencontre d’une sélection passionnante de courts métrages du grand bassin de l’océan Indien et du monde. En première partie, les soundtracks proposent un moment de musique pour s’installer en famille ou entre amis en toute convivialité.
Et pour ne rater aucun moment du Festival, les étudiants en journalisme de l’Université tiennent un blog live à lire, à voir et à entendre quotidiennement sur le website de Kozé !

Puissent être remerciés ici le public, les invités, les réalisateurs, les équipes, l’association, les partenaires, les financeurs, les énergies, les talents, les enthousiasmes et les complicités qui accompagnent le Festival Île Courts pour vous présenter cette année sa 8e édition !


Elise Mignot
Pour l’équipe d’Île Courts
Association Porteurs d’Images




LE MOT DU PRÉSIDENT





« It is important that alongside the blockbusters there are stories that can inspire and audiences can experience together in the cinema ».
Justin Chadwick

Osons rêver : un jour, dans le louable souci de marier notre image touristique et le développement de notre industrie culturelle, un Public-Private Partnership se lance dans la production d’un méga-blockbuster mauricien : par exemple l’invasion de l’île par une flotte de cachalots robotisés venus des abîmes marins. Traqués par l’éternel souci de refléter notre diversité culturelle, les scénaristes (il s’agit bien évidemment d’un scénario rédigé par un comité) prennent soin de glisser quelque part entre les scènes obligatoires de tout film d’action qui se respecte (mise à mal de nos mini gratte-ciel par les cétacés vengeurs, folle course poursuite sur l’autoroute M1 entre les autobus et les camions banane), trois numéros de danse Bollywood, deux scènes de combat kung-fu et une scène de séga. En y ajoutant (pour la partie promotion touristique) trente minutes de couchers de soleil et de séances de massage dans nos spas cinq étoiles, on conviendra que tous les ingrédients sont réunis pour une œuvre magnifique. Cependant, et nonobstant les reproches de ceux qui aimeraient plutôt nous voir œuvrer vers la réalisation du chef-d’œuvre susnommé, notre association rêve d’une action publique culturelle plus modeste, plus intime. Nous travaillons à la promotion d’un cinéma « qui inspire », comme le dit M. Chadwick plus haut et pour la rencontre d’un cinéma et de son public. L’aide des autorités publiques nous sera cruciale pour que survive et prospère un tel cinéma.

Pendant l’année 2015, Porteurs d’Images, l’association qui met en œuvre le Festival Île Courts, a beaucoup œuvré à la diffusion de la culture cinématographique. En particulier, elle a organisé 2 cycles de formation à l’éducation à l’image pour des enseignants et futurs enseignants de Maurice, et mis en chantier la création de fiches pédagogiques sur les courts métrages mauriciens, afin d’aider les enseignants qui souhaitent utiliser nos films dans leurs cours. Elle a également permis la diffusion en plein air de Lonbraz Kann, long métrage de David Constantin, dans les lieux où le film a été tourné. Enfin, elle a porté plusieurs projections de courts métrages en écoles ou à l’université.

Il nous importe d’œuvrer pour que les cinéastes mauriciens ne se retrouvent dans la situation qui afflige beaucoup d’autres artistes de notre pays : d’être plus appréciés à l’étranger qu’à Maurice.

Car le cinéma mauricien voyage de plus en plus. Cela est en bonne partie dû au travail patient de notre équipe de collaborateurs et de bénévoles pour tisser des liens avec les autres festivals dans le monde. De nouveaux films naissent. Ainsi, l’Association Porteurs d’Images qui a produit plus d’une trentaine de courts métrages mauriciens depuis 2009, sera fière de présenter, lors de la soirée d’ouverture du présent festival, trois nouvelles productions.

Petit à petit, les ingrédients se rassemblent pour l’émergence d’une industrie cinématographique à Maurice. Les compétences professionnelles s’affirment : le festival sera, une fois de plus, l’occasion d’ateliers de formation dans les domaines de l’écriture, de la réalisation et de la technique. Il permettra en outre aux plus jeunes de vivre de premières expériences de cinéma aux côtés des invités du Festival. Puisse cette 8e édition du Festival Île Courts donner aux Mauriciens l’envie de mieux connaître le cinéma d’auteur(e)s, celui de Maurice et d’ailleurs.

Amal Sewtohul
Président
Association Porteurs d’Images



LE MOT DE L’UNION EUROPÉENNE





« Portez (de + en +) vos images et vos cultures ! »

En 2010, les dirigeants du monde, réunis aux Nations Unies, reconnaissaient l’importance de la culture pour le développement, et sa contribution à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Aujourd’hui, des réseaux mondiaux se mobilisent autour de la campagne “Le futur que nous voulons intègre la culture” pour que l’agenda au développement post-2015 (qui est le successeur des OMD) inclue “le pouvoir transformateur de la culture”.

Consciente que la culture est un véritable facteur de développement humain, l’Union européenne a introduit des activités culturelles dans ses programmes de coopération. Ces activités sont financées au titre de plusieurs instruments thématiques et géographiques, parmi lesquels on retrouve le programme ACP CULTURES + (pour les 79 pays d’Afrique, Caraïbes, Pacifique).

ACP CULTURES + vise à contribuer à la lutte contre la pauvreté par l’émergence et la consolidation d’industries culturelles viables et pérennes, au renforcement de leur apport au développement social et économique et à la préservation de la diversité culturelle. Plus de 2/3 du budget de 30 millions d’euros alloué au Programme ACP CULTURES + a déjà été utilisé pour financer 55 projets qui sont mis en œuvre dans une soixantaine de pays ACP par plus de 200 opérateurs culturels. Parmi ces projets, 33 concernent le cinéma et l’audiovisuel. Et parmi ces 33 projets, on retrouve deux projets pour la région :
– La production du long métrage de fiction “Lonbraz Kann” du réalisateur mauricien David Constantin, qui a remporté le prix du meilleur scénario lors de la 36e édition du Festival international du film de Durban (DIFF) qui s’est tenue en juillet dernier.

L’Archipel des cinémas que l’Union européenne appuie depuis décembre 2013 (et jusqu’en 2016) à travers l’association Porteurs d’Images. C’est à travers ce projet que Porteurs d’Images organise la 8e édition du Festival Île Courts qui se tiendra du 6 au 10 octobre 2015 à l’île Maurice. Le festival s’articule autour des projections, à travers l’île, de courts-métrages produits dans les pays de la région et d’autres parties du monde, et d’ateliers d’écriture, de réalisation et de technique pour les professionnels du cinéma.
Ces deux projets mettent en lumière une partie de la richesse et de la diversité culturelle de la région. Je suis heureuse que l’Union européenne y contribue.

Je tiens à mentionner l’initiative de la Commission de l’océan Indien (COI) pour donner l’opportunité aux jeunes lauréats du concours vidéo “EcoClip”, organisé sous la bannière du projet ISLANDS financé par l’Union européenne, de participer à la prochaine édition du Festival Île Courts. Six lauréats (Maurice, Comores, Seychelles, Madagascar, La Réunion et Zanzibar/Tanzanie) sont invités au Festival et les films des lauréats de chacune de ces six régions seront projetés lors de cet événement. Une belle occasion de montrer les réalisations des jeunes de l’océan Indien sur des sujets importants comme le développement durable, et éventuellement de susciter des vocations dans le domaine audiovisuel. À une époque où les jeunes sont sans cesse à la recherche d’émotions, le Festival Île Courts, à travers l’image, le son et les histoires tissées à l’écran, sera un bon tremplin pour provoquer des émotions, révéler de jeunes talents et faire rêver le grand public.

Je tiens à féliciter l’association Porteurs d’Images pour avoir rendu possible la poursuite de cette belle initiative qui permettra de faire découvrir le monde du court métrage au public mauricien et de promouvoir la création artistique de la région océan Indien. C’est une belle occasion de partage. Une belle occasion aussi de consolider (de + en +) les liens d’amitié entre les peuples de la région.


Marjaana Sall
Ambassadeur
Chef de la Délégation de l’Union européenne auprès de la République de Maurice, de l’Union des Comores et de la République des Seychelles

Le Parrain du Festival

Depuis 2012, le Festival Île Courts invite un grand réalisateur indépendant, originaire d’Afrique ou d’Asie, à être le parrain du Festival. Après le réalisateur sénégalais Moussa Touré, et le réalisateur Anurag Kashyap, c’est en 2015 au tour du réalisateur nigérian Newton I. Aduaka de venir partager sa vision du cinéma.




Newton I. Aduaka

Parrain de la 8ème édition du Festival Île Courts

La masterclass, c’est l’occasion pour les réalisateurs/rices et les cinéphiles de Maurice de bouleverser leurs représentations sur le cinéma, en rencontrant un réalisateur majeur. Pour le réalisateur et producteur anglonigérian Newton I. Aduaka, que le quotidien britannique The Independent a classé comme l’un des 50 plus grands artistes africains en vie, le cinéma est d’abord un cri, une exigence, une transgression. Son premier acte de transgression est, comme il l’explique, de revenir à un cinéma indépendant, lui permettant une vraie relation de promiscuité avec ses acteurs, ainsi qu’une liberté complète dans la réalisation puis l’édition de ses films. Il fait des films en fonction de sa façon de voir le monde, un mélange très personnel de fiction et réalité. À Maurice, Newton I. Aduaka nous propose de partager de façon libre et spontanée sa vision du cinéma.

« My camera is tied to my characters’ emotions. It follows their movement. When it finds a sense of clarity and calmness, the camera stops. We all keep ourselves from dealing with reality by staying in motion ».


Né en 1966 à Ogidi, à l’Est du Nigéria. À la fin de la guerre du Biafra, en 1970, sa famille s’installe à Lagos. En 1985, il part pour l’Angleterre afin d’effectuer des études d’ingénieur mais il découvre le cinéma et est admis à la London International Film School, d’où il sort diplômé en 1990.

En 1997, il fonde Granite Filmworks, la branche britannique de Granit Films. La même année, il écrit, produit et réalise son court-métrage lauréat, On The Edge, suivi de son premier long-métrage, Rage.

En 2001, Rage est le premier film totalement indépendant de l’Histoire du cinéma britannique réalisé par un cinéaste noir à être distribué sur l’étendue du territoire national, et sort avec un fort succès critique. La même année, Newton Aduaka est sélectionné comme résident de la Cinéfondation du Festival de Cannes et part s’installer à Paris.

En 2004 et 2010, Global Dialogue, commande à Aduaka quatre courts- métrages de prévention contre le SIDA. Ces films sont traduits dans de nombreuses langues et utilisés comme outils pédagogiques à travers le monde.

Avec Ezra, en 2007, Newton I Aduaka remporte l’Étalon d’or de Yennenga au FESPACO, la plus grande récompense pour un cinéaste africain. La première d’Ezra se déroule sous les auspices de la section internationale du Festival de Sundance. Le film est également nominé pour le Prix Humanitas et projeté en séance spéciale à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes. Ezra a été sélectionné dans plus de cent festivals à travers le monde et a remporté plus de 20 prix, parmi lesquels 6 grands prix et celui de la FIPRESCI. Ezra a été cité comme l’un des films pacifistes les plus importants jamais réalisés et a reçu le Prix de la paix et de la tolérance des Nations-Unies.

En 2007, Aduaka est invité à donner une Masterclass au festival de Cannes et en 2008 le Festival de Berlin l’invite comme expert pour une intervention sur l’esthétique cinématographique au Berlinale Talent Campus. Il a également pris part à plusieurs jurys. La même année, Aduaka est invité à la conférence TED, d’Arusha “Afrique : le prochain chapitre”, à Arusha.

One Man’s Show, le troisième long-métrage de Newton, a été présenté en première au FESPACO 2013, où il a remporté le prix de la critique. La première américaine du film s’est déroulée au Festival de Mill Valley.

Le quotidien britannique “The Independent” a cité Aduaka comme l’un des 50 plus grands artistes africains en vie. Aduaka vit actuellement à Paris, où il a cofondé la société de production Granit Films, avec Alain Gomis et Valérie Osouf.


Filmographie

Long Métrages

One Man’s Show (2013)

Prix de la Critique – 23e édition Fespaco 2013
Sélection officielle – Festival du film de Mill Valley
Sélection par la Cinémathèque, Vancouver
Sélection officielle – AIM film festival, Edimbourg
Sélection officielle – Africa Eye – Cambridge, Cardiff et Bristol
Sélection officielle – AITP, Amsterdam
Sélection officielle – FCAT, Cordoue
Projection dans le cadre d’une rétrospective intégrale – Rencontres
Cinématographiques de Manosque
Projection au Jeu de Paume, Paris dans le cadre du programme “Transgresseurs”

Ezra (2007)

Étalon d’or de Yennenga – Fespaco
Grand Prix du Jury – 28e Festival international de Durban
Grand Prix du Jury (Licorne d’Or) – Festival international du film d’Amiens
Grand Prix du Jury – Balafon Film festival
Grand Prix du Jury (Golden Dhow) – Festival international du film de Zanzibar
Grand Prix du Jury (Python royal) – Festival International du Film de Ouidah
Prix Panascreen – Meilleur réalisateur
Prix de la Fipresci – Festival international du film de Zanzibar
Griot d’Arcilla – Meilleur réalisateur – Festival de Cine Africano de Tarifa
Prix du public long-métrage – 27e Festival international du film d’Amiens
Alhambra d’argent – Meilleur réalisateur – Festival de Granada Cine del Sur
Prix des Nations-Unies pour la paix et la Tolérance
Prix des droits de l’enfant – PLAN
Prix du public long-métrage – Festival Cinema Africano, d’Asia e America Latina de Milan
Prix spécial du Jury – Festival international du film du Kenya
Coup de coeur du Public – Festival Lumières d’Afrique de Besançon
Prix du jury lycéens et des apprentis du cinéma – Festival Lumières d’Afrique de Besançon
Prix de l’INALCO
Prix Humanitas – Nomination
Sélection officielle – Compétition Internationale – Sundance Film Festival
Sélection officielle – 46e Semaine Internationale de la Critique, Cannes

Rage (2001)

Prix Oumarou Ganda – Meilleur premier long-métrage – Fespaco
Meilleur réalisateur – Pan-African Film Festival Los Angeles
Prix Jeunesse – Festival Vues d’Afrique Montréal
Grand Prix OCIC – Festival d’Amiens
Carlton Television UK’s Multicultural Achievement Award for Cinema Sortie nationale en Grande-Bretagne
Sortie DVD en Grande-Bretagne et en France
Diffusion sur Arte



Courts-Métrage

Aïcha (2004)

Sélection officielle – 61e Mostra de Venise
Sélection officielle – Toronto International Film Festival
Sélection officielle – Festival de Clermont-Ferrand
Sélection officielle – Fespaco
Sélection officielle – Oberhausen Internationale Kurzfilmtage


Sale Nègre (2004)

Court-métrage de la collection Paris La Métisse

Bon Voyage (2004)

Campagne contre le SIDA – Scénarios d’Afrique

L’expert (2004)

Campagne contre le SIDA – Scénarios d’Afrique

Funeral (2002)

Quinzaine des Réalisateurs – Cannes 2002
Sélection officielle – festival international du film de Rio


On The Edge (1997)

Meilleur court-métrage – Festival Cinema Africano, d’Asia e America Latina de Milan
Meilleur court-métrage – Fespaco 1999
Meilleur court-métrage – BFM International Film Festival




Soirée D’ouverture 2015

Île Courts 2015 ★ Soirée D’ouverture

En présence du Ministre des Arts et de la Culture de la République de Maurice et de l’Ambassadeur de l’Union européenne auprès de la République de Maurice, de l’Union des Comores et de la République des Seychelles.

La projection sera suivie d’une discussion ouverte avec le public, en présence des réalisateurs.


Le Trailer du Festival Île Courts 2015 from social on Vimeo


Selfie
Julian Ratinon
dans le cadre de EcoClip
Maurice / 2015 / Animation / 3′
Sans dialogue

De fenêtre en fenêtre, Ambre observe le monde qui change.

Première internationale

Le Film du Parrain du Festival
AÏCHA
Newton I. Aduaka
Sénégal, Nigéria / 2004 / Fiction / 13′
Sans dialogue

Dakar, Sénégal. Moussa, un homme âgé d’une cinquantaine d’années, décide de sortir à la nuit tombée. Il quitte sa maison, tiré à quatre épingles sans même un regard pour son enfant et sa femme. Il maraude dans les rues de Dakar, en quête d’une rencontre d’un soir.

En présence du parrain du Festival

La Collection 2015

Mis en place par l’association Porteurs d’Images, le programme Film Fabrik offre depuis 2008 aux auteurs/réalisateurs mauriciens les moyens techniques, financiers et logistiques de réaliser leurs films, de la phase d’écriture à celle de diffusion. Film Fabrik, c’est la volonté de soutenir le développement d’une cinématographie singulière, propre à notre territoire, et capable de voyager au-delà.



Phone Connection
Sophie Robert
Maurice / 2015 / Fiction / 4′
Créole mauricien, sous-titré en anglais
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Neha et de Hanuman. Mais quelques problèmes de communication les empêchent de s’entendre.

​Première nationale
En présence de la réalisatrice
Boutik
Damien Dittberner
Maurice / 2015 Fiction / 15′
Créole mauricien, sous-titré en anglais

Gaëtan a perdu le soldat avec lequel il jouait. Pendant qu’il s’échine à trouver une solution pour le remplacer, il s’aperçoit bien vite que les adultes autour de lui ne lui seront d’aucun secours. Gaëtan décide alors de rentrer dans leur jeu…

Première internationale
En présence du réalisateur



Le trailer : Boutik
Rod Zegwi dan Pikan
Azim Moollan
Maurice / 2015 / Expérimental / 5′
Créole mauricien, sous-titré en anglais

Comme un moment suspendu aux souvenirs funambules de Mélissa…

Première internationale
En présence du réalisateur



Le trailer : Rod Zegwi dan Pikan

Sinema Koltar #4 Océan Indien

Concert & Projection
Avec le Sinema Koltar, le Festival Île Courts déploie son écran sous les étoiles. Au programme, une sélection de courts métrages du grand bassin de l’océan Indien. C’est face au port que se terminent les Sinema Koltar, et avec eux le Festival avec un Soundtrack en guise de première partie musicale avant la projection !



Programme

Soundtrack #3


Lespri Ravann

Avant les projections, on se retrouve en musique pour les Soundtracks, concerts en première partie des projections du Festival Île Courts. Véritable ambassadeur d’une musique oubliée,Lespri Ravann s’engage au service de la renaissance d’une musique traditionnelle mauricienne, comme reflet de notre société, aux sons de la ravanne.

Distribution
Kurty Oclou > voix, bruitages
Alain Castel > voix, bruitages
Kerwin Castel > voix, percussions
Samuel Dubois > ravanne, doum-doum
Jeff Armand > bongo, congas, ravanne
Emmanuel Desroches > guitare, basse

Phone Connection
Sophie Robert
Maurice / 2015 / Fiction / 4′
Créole mauricien, sous-titré en anglais
Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Neha et de Hanuman. Mais quelques problèmes de communication les empêchent de s’entendre.
En présence de la réalisatrice.
Senses
Annicka Spangenberg
Maurice / 2015 / Expérimental / 3′
Anglais, sous-titré en français
Réflexion expérimentale sur les sens, comme un appel à l’imagination.
En présence de la réalisatrice.
Bicycle
Mailesan Rangaswamy
Inde / 2014 / Fiction / 20′
Hindi, sous-titré en anglais
Deux jeunes cireurs de chaussures fuient leur quotidien pour réaliser leurs rêves.
Escale à Pajol
Mahamoud Ibrahim
Comores, France / 2014 / Documentaire / 14′
Français, sous-titré en anglais
Yacoub, jeune Libyen, a fui la guerre. Après avoir traversé la Méditerranée, il a atterri en France. Avec d’autres migrants, il se retrouve dans un campement de fortune dans le quartier Pajol du 18e arrondissement de Paris.
En présence du réalisateur.
Bis la Pase
Julian Ratinon
Maurice / 2015 / Fiction / 4′
Français, sous-titré en anglais
L’expression créole « bis la pase » signifie que c’est l’heure du dernier voyage.
Neela Kuppayam The Blue Sweater
Dhaneesh Jameson Kooliyath
États-Unis, Inde / 2015 / Animation / 6′
Malayalam, sous-titré en anglais
Une jeune fille promet à son petit frère Unni qu’elle lui tricotera un pull bleu, sa couleur préféré, qui sera prêt à la prochaine pleine lune. Le jour suivant, Unni entre accidentellement dans la forêt interdite et y découvre une chose étrange, qui l’embarque pour un long voyage. Il ne reviendra que le soir où la promesse doit être accomplie.
Doubles With Slight Pepper
Ian Harnarine
Trinité-et-Tobago / 2012 / Fiction / 16′
Anglais, sous-titré en anglais
Dans les campagnes de Trinité, Dhani vend des doubles, la grande spécialité de l’île, traditionnellement vendue dans les rues, pour subvenir à ses besoins et ceux de sa mère. Lorsque son père revient du Canada sans prévenir, Dhani doit décider s’il va aider à lui sauver la vie malgré leurs relations tendues.
Rough Life
Sitraka Randriamahaly
Madagascar / 2015 / Animation / 5′
Sans dialogue

Si tu nais sans rien et que ton avenir n’est pas tracé, lève-toi et marche !
En présence du réalisateur.
Deported From Homeland
Krishna Luchoomun
Maurice / 2013 / Documentaire / 4′
Créole mauricien et anglais, sous-titré en anglais
Témoignage de Mme Bancourt qui est parmi l’une des plus anciennes survivantes exilées de la population des Chagos. Elle nous parle de l’amour pour son pays et de sa douloureuse expulsion de son pays.
En présence du réalisateur.
Un Toit Pour Mes Vieux Os
Julien Silloray
Guadeloupe / 2013 / Fiction / 22′
Français, sous-titré en anglais
JBB est un vieux guadeloupéen. Il habite une case qu’il squatte depuis plusieurs années sur un terrain de la commune de Mome-à-l’Eau. Un jour, un “blanc-pays” du nom de Pascal Delassale rachète la parcelle à la commune pour y construire le plus gros supermarché de l’île. JBB va être expulsé. Désespéré, il va consulter Hilaire, un sorcier qui devra le protéger. Mais Hilaire est un alcoolique notoire doté d’un ego surdimensionné et l’esprit qu’il va envoyer à Delassale va faire plus de dégâts que prévu.
S

Sinema Koltar #3 Clermont Fait Son Show !

Concert & Projection
Avec le Sinema Koltar, le Festival Île Courts déploie son écran sous les étoiles. Au programme, une sélection des meilleurs courts métrages internationaux de cette année. C’est sur la plage de Tamarin qu’on se retrouve pour le Sinema Koltar, avec un Soundtrack en guise de première partie musicale avant la projection !



Programme

Soundtrack #2
Bwa Maron

Avant les projections, on se retrouve en musique pour les Soundtracks, concerts en première partie des projections du Festival Île Courts. Au rythme des percussions africaines, Bwa Maron se veut avant tout dans le partage, celui d’une incroyable énergie déployée par une armée de tambours.

Distribution
Johann Leste > percussions
Michaël Laboucherie > percussions
Stephan Durhone > percussions
Kevin Bru > percussions
Tommy Cousinette > percussions

Rod Zegwi dan Pikan
Azim Moollan
Maurice / 2015 / Expérimental / 5′
Créole mauricien, sous-titré en anglais
Comme un moment suspendu aux souvenirs funambules de Mélissa…
En présence du réalisateur.
Jean Michel le Caribou des bois
Mathieu Auvray
France / 2014 / Animation / 10′
Français
Jean-Michel, le caribou des bois, veille en super-héros sur Vlalbonvent et ses habitants. Un beau jour, il fait la connaissance de Gisèle, la belle chamelle infirmière, et c’est le coup de foudre ! Mais comment surmonter sa timidité et déclarer sa flamme à Gisèle quand, devant elle, il perd tous ses moyens ?
Guy Moquet
Demis Herenger
France / 2014 / Fiction / 29′
Guy Moquet, ou Guimo, ou Guim’s, a promis à Ticky de l’embrasser au crépuscule, en plein milieu du quartier, devant tout le monde. Peut-être pas si fou ? Mais peut-être pas si simple.
Beach Flags
Sarah Saidan
France / 2014 / Animation / 14′
Vida est une jeune nageuse sauveteuse iranienne. Favorite de son équipe, elle est décidée à se battre pour participer à une compétition internationale en Australie. Avec l’arrivée de Sareh, aussi rapide et talentueuse qu’elle, elle va être confrontée à une situation inattendue.
TIŠINA Mujo
Ursula Meier
France, Suisse, Bosnie-Herzégovine / 2014 / Fiction / 11′
Entraînement de foot sur le stade de Zetra à Sarajevo. Mujo, 10 ans, loupe son penalty. Le ballon s’envole au-dessus du but et disparaît au milieu des tombes du cimetière qui a recouvert les terrains de sport durant la guerre. À la recherche du ballon, Mujo prend son temps au royaume des morts…
Blood Brothers
Marco Espirito Santo, Miguel Coimbra
Portugal / 2014 / Documentaire, expérimental / 6′
Un soir dans la vie des Forcados Amadores de Montemor, une équipe de corrida portugaise. De retour dans l’arène pour la première fois depuis la mort de leur chef, ils doivent faire revivre son courage légendaire.
Somewhere Down The Line
Julien Regnard
Irlande / 2014 / Animation / 10′
Un homme, sa vie, ses amours et ses deuils, montrés à travers ses échanges en voiture avec différents passagers.
De Smet
Wim Geudens, Thomas Baerten
Pays-Bas, Belgique / 2014 / Fiction/ 15′

Les frères De Smet ont trouvé un système pour vivre tranquillement leur vie de célibataires endurcis. Mais lorsqu’une nouvelle voisine s’installe dans la rue, cet équilibre s’effondre comme un château de cartes.
Père
Lotfi Achour
Tunisie, France / 2014 / Fiction / 18′

Un soir, Hédi, chauffeur de taxi à Tunis, prend en course une jeune femme sur le point d’accoucher. Cette brève rencontre, par un enchaînement mal venu de hasards cocasses et tragiques, va bouleverser le cours de sa vie.
A Single Life
Job Roggeveen, Joris Oprins, Marieke Blaauw
Pays-Bas / 2014 / Animation / 2′
Sans dialogue
En écoutant un mystérieux 45-tours, Pia peut soudain voyager dans le fil de son existence.

This Campaign has ended. No more pledges can be made.